Pourquoi je ne fête plus les morts

Ce Samhain ou Toussaint a fait office de petite période de réflexions qui a débouché sur plusieurs conclusions à propos de mon cheminement spirituel et du grand, très grand, décalage ou l’avancée assez monumentale entre mes débuts tâtonnant dans la sphère païenne (du web ou pas) et mes croyances et pratiques actuelles. J’insiste bien sur “actuelles” car il me semble important de souligner qu’absolument aucune certitude n’est possible ni permise en spiritualité.

Le reste de l’article n’est donc que le reflet de mes propres croyances, pour le moment, mais qui peuvent évoluer le mois prochain. Je garde toujours en tête qu’en ce qui concerne les autres dimensions on saura vraiment soi-même ce qu’il s’y trouve que lorsqu’on y sera ! Cependant les personnes ayant fait des NDE ainsi que celles étant en communication quasi permanentes avec “l’au delà”, de “qualité” c’est à dire leur capacité étant été reconnue par un très large “public” de novices ainsi que de scientifiques et autres (je pense notamment à tout ceux qui officient au sein de l’Inrees et qui font un travail de connaissance absolument génial (et non de reconnaissance) auprès du grand public) donnent assez d’informations qui se recroisent dans le monde entier, mais surtout qui ont fait vibrer beaucoup de cordes en mon être qui font que je ne peux plus les ignorer.

Cette année je n’ai donc pas du tout fêté consciemment ni Samhain ni la Toussaint, ni rien de ce qui se rapproche de la mort ou des morts. La raison en est très simple : les morts n’existent pas. Considérant que la mort n’est qu’un bref passage d’une âme qui se détache de son véhicule mortel et qui passe ensuite dans différents plans, pour aller là où elle doit aller suivant sa mission ou ses souhaits, il n’y a pas de “mort” dans le sens où on l’entend. Le corps pourrissant dans son cercueil est vide, à l’image de la mue de serpent.

A partir de ce postulat, qui pourrais-je bien vénérer/honorer ? L’âme migre, voyage, entre la mort et sa nouvelle vie il y aura peut être un choix de réincarnation et dans ce cas là la veillé du mort est totalement inutile car l’âme est déjà dans le corps d’une autre personne. Il y aura peut être choix de guidance, l’âme ne revient pas sur Terre, elle est vouée à un autre travail, mais cette âme n’est plus la personne terrestre que nous avons connue, elle a déjà évolué en autre chose.
L’âme n’a pas besoin que l’on pense à elle sous son ancienne forme qui n’a plus aucune importance lorsqu’elle s’en détache. A quoi cela lui sert-il ?
Une pensée envoyée vers l’âme – et non la personne connue – de temps en temps est selon moi une “pratique” bien plus logique mais qui n’a rien d’obligatoire. Tout simplement parce qu’elle n’en a pas besoin.
J’ajoute également que dans les vies que nous passons nous avons une famille d’âmes que nous retrouvons presque à coup sûr à chacune de nos incarnations. On ne “perd” donc jamais quelqu’un – ou plutôt son âme – on fait l’expérience de la vie ensemble à chaque fois avec des relations différentes indépendamment du sexe : on a été le frère, la mère, l’ami, l’enseignant etc.

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Maintenant j’adresse de temps en temps un petit “Hello ! Je ne sais pas où tu es mais j’espère que ton expérience est géniale” à l’âme de celle qui fut ma grand-mère dans cette vie ou à toute autre personne et animaux qui ont pu croiser ma route. Je ne me les représente pas sous la forme avec laquelle ils me sont apparus mais plutôt comme une boule énergétique de lumière, c’est suffisant, le principal c’est l’intention envoyée et je pense que le message arrive bien à destinataire où qu’il soit maintenant.

Je n’ai non plus jamais aimé m’attacher à me remémorer des souvenirs qu’ils fussent bons ou mauvais (je dissocie les souvenirs des sensations expérimentées pendants des moments de pure communion par exemple, des états que l’on peut facilement reproduire avec un peu d’entrainement et qui ne deviennent pas flou le temps passant. Quand on fait vibrer son âme en conscience il est impossible d’oublier), c’est encore plus flagrant pour moi depuis quelques mois, à quel point on se libère lorsque l’on lâche prise sur cet automatisme. C’est une forme d’attachement qui est difficile ensuite à laisser aller, mais quand on le fait on n’a plus l’impression de trainer derrière soi une histoire peuplée de milliers de petits tableaux émotionnels qui prennent la poussière et dont les couleurs se ternissent et assombrissent l’esprit, la seule qui est importante c’est celle qui est devant soi et qui n’existe pas encore, totalement vierge, brillante. On s’agrippe aux moments qui font naitre des émotions que l’on a même pas forcément vraiment ressentis à l’instant T, mais qui se sont transformés ou créés au fil des ans. Cette déformation émotionnelle est un bagage que je ne veux pas porter. Je ne veux garder en moi que l’Amour qu’une âme peut porter à une autre et non des valises de mémoires qui n’ont aucun impact de près ou de loin dans ma vie présente. On est plus depuis la seconde d’après la personne que l’on a été au moment de ces souvenirs, ni la ou les personnes qui en font parti.

Enfin, je trouve l’idée de cette période “particulièrement proche du voile” assez fausse et un peu ridicule si l’on considère et intègre le fait que les guides (anciens parents, anges, élémentaires et autres) sont présents au quotidiens et non à une date clef. On peut communiquer avec eux absolument n’importe quand, il n’y a pas de période où on les capte mieux !
Il est important de faire la distinction entre les âmes qui voyagent et celles qui restent bloquées (par choix ou par ignorance le plus souvent) mais qui ne sont en aucun cas des morts non plus ! Là aussi, on peut les ressentir en tout temps, la période de Samhain, à la base, n’augmente en aucun cas cela, à part sans doute l’égrégore monumental qui s’est formé autour de cette fête depuis 😉

Voici après toutes ces petites explications qui n’engagent que moi pourquoi je ne fêterais plus (pour le moment, porte ouvert à tout, tout ça tout ça, voir plus haut) ni Samhain, ni la Toussaint ni quelque autre forme de mort, pas même le cycle de la Nature qui est un cycle que nous vivons quotidiennement, pas plus que d’aller fleurir la tombe de mes parents (puisqu’ils ne sont plus là et qu’aller mettre des plantes sur du granit ou de la pierre vide m’emmerde et n’est en rien de rien représentatif de quoi que se soit) et encore moins la mienne vu que je n’en aurai pas (vive l’urne funéraire biodégradable qui te transforme en arbre !).

5 thoughts on “Pourquoi je ne fête plus les morts

  1. Hello ma douce,

    Merci pour ce point de vue très intéressant. Dans un sens, je le comprends complètement, c’est d’une logique implacable. Mais d’un autre côté, je ne peux pas m’empêcher de le relier à un petit article que j’avais rédigé il y a quelques mois à propos de l’importance des traditions ( http://voiedegaia.canalblog.com/archives/2014/10/10/30739220.html ). Oui, c’est vrai, il n’y a pas de jour spécial pour penser à nos morts, c’est une continuité dans le cycle, tout comme il ne devrait pas y avoir de jour spécial pour célébrer son amour envers nos proches ou des prétextes pour se retrouver en famille. Je pense qu’au-delà de la symbolique de célébration des morts, Samhain, la Toussaint ou même Halloween sont juste un ciment qui lie les gens autour d’une énergie commune, tout comme peuvent l’être Noël/Yule, la St Valentin ou la fête des Mères. Après avoir fait abstraction de tout ça pendant un long moment, j’entrevois à nouveau un peu l’importance que peuvent revêtir ces jours là (sans pour autant que ceux-ci dictent ma conduite, mes croyances et ma spiritualité). Concernant le voile, je pense également qu’une bonne partie de l’énergie engagée ce jour là est le fruit d’un énorme égrégore développé avec le temps. Mais le fait est que si celui-ci s’est bel et bien développé, son impact doit être perceptible également, au final. Et je pense tout de même que cette période (pas forcément Samhain pile poil, hein, on parle bien de période), permet une communication peut être plus aisée avec l’autre côté du voile, ou peu importe comment on l’appelle 🙂

    Bref, c’était mon pavé du jour ^^

    1. Merci à toi pour ton petit pavé du jour 😉
      Après il y a traditions et traditions, c’est encore un gros pavé là aussi à éclaircir =) Si on parle de “traditions” religieuses de type wicca, roue de l’année etc, c’est quelque que je ne pratique absolument plus du tout et qui ne me correspondent plus. Je ne ressens pas du tout le besoin de me coller à un calendrier telle que celui-ci pour me sentir reliée =)
      Mais ça mériterait vraiment un tout autre article ^^ dans la même veine du “pourquoi je ne fais plus ceci ou cela..” à développer peut être =)

  2. C’est certain qu’il ne faut pas s’inscrire et s’enfermer dans une traduction juste pour le principe, c’est complètement con 😉 Mais, là, je parlais davantage de traditions au sens large du terme, puisque de toute façon tu évoquais plus haut de manière un peu égale Samhain et la Toussaint. Je parlais de Célébrations, sans forcément faire uniquement référence aux traditions wiccanes mais à un ensemble de fêtes plus ou moins établies, un peu comme je parlais de Yule/Noël dans mon propre article. ^^

  3. Coucou, je comprends parfaitement ton point de vue, et il développe largement l’article que j’ai publié récemment, en rejoignant tes propos. Je colle de moins en moins au calendrier tel que j’ai pu le suivre, (ce qui a toujours été contraignant au demeurant), même si cela a pu me servir de référence, l’essentiel est pour moi l’appel que je ressens et qui vibre avec la nature, les âmes ou autre. Je célèbre mes disparus ou ancêtres plusieurs fois dans l’année, et quand je dis “célèbre” çà n’est pas forcément autour d’un rituel, çà peut être une simple bougie, ou rien, souvent parce que j’en ai ressenti la présence. N’importe où, n’importe quand. C’est là qu’est la Magie…
    J’accompagne ma mère au cimetière, pour ne pas lui faire de la peine, elle fervente catholique. Mais je sais que mes disparus ne sont pas là, tout comme je n’y serai certainement pas moi non plus. Je prépare un article 3 sur mes réflexions depuis Samhain en ce sens. Bref, on a encore de beaux échanges à ces sujets, mais il me semble que cette période a bousculé pas mal de choses…

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