A la rencontre des esprits de la Nature

20150714_201347Ha les esprits de la Nature, tout un programme n’est-ce pas ? Je ne m’y étais pas penchée en dehors de mes recherches personnelles effrénées il y a quelques années. Ce qui m’intéressait alors était de savoir avant tout qui et où ils étaient sans pour autant prendre contact avec eux. Chercher des livres en ce sens donc n’était clairement pas ma priorité. Cela ne m’a quand même pas empêché de fourrer mon nez dans quelques uns au fil de mes pérégrinations en librairies et de me rendre compte que, décidément ça devient un leitmotiv ici, les ouvrages consacrées étaient assez minces, relativement identiques et partaient de postulats un peu bancals.
Dubitative je repartais. Au fil des ans, l’évolution de ma spiritualité aidant j’ai commencé à me rapprocher un peu plus de ce domaine et d’avoir surtout envie de tâter un peu le terrain, en commençant par ce qui me semblait être le début : ressentir les énergies environnantes, arbres, eau, roches etc. Et c’est là que ce livre est arrivé à point nommé (ou que j’ai eu une super intuition de la mort qui tue mais ne commençons pas à nous jeter des fleurs ).

Ce qui est très intéressant d’abord c’est que l’auteure a une relation constante avec les esprits de la Nature. Ca peut sembler évident comme ça mais dans les livres que j’ai pu feuilleter à ce sujet clairement ce n’était pas le cas de tout le monde. L’écriture de cet ouvrage a vraiment été très personnel ça se sent dès les premières pages, ça transpire l’expérience personnelle et ça c’est cool. Deuxièmement ce qui fait plaisir c’est l’approche et l’orientation données. On ne nous sert pas un catalogue d’esprits à contacter avec trois prières et un quartz laissé au bord de la fenêtre. Il y a toute une première partie explicative sur les énergies des lieux, sa propre énergie, comment ressentir tout ce micmac pour pouvoir ensuite entrer dans le vif du sujet. Dès le départ une grande marque de respect est apporté non seulement au livre, à ceux qui vont le lire mais aussi et surtout à ce que l’on va faire si on décide de passer aux choses sérieuses. Aussi introduire tout ce petit monde par “comment ressentir/trouver/comprendre les portes que vous trouverez en début de chemin/forêt/ tout autre lieux” m’a semblé vraiment correspondre à ce respect que j’ai ressenti à travers cet ouvrage. Il est clair depuis le début qu’on ne vous lâche pas dans la nature, ce n’est pas aussi simple. Il y a tout un travail de cœur à faire avant, le cœur par la sainte croix, combien d’ouvrages sur le sujet en font référence dès le début et en font référence tout court ? Je veux dire en dehors de la super guimauverie qui ne fait pas le moins du monde comprendre ce que ça veut dire de faire les choses avec le cœur. (ça mériterait un article à part entière tellement il y aurait des choses à en dire).

Donc imaginons que vous êtes sur un petit chemin bien sympathique de campagne, vous voulez entrer plus profondément dans la forêt et voir des petits êtres gambader follement sur des pissenlits, bon soit. Généralement on vous dit : allez-y. Là on vous dit : yolo tu vas pas y aller comme ça, respect frère, faut d’abord demander, peace. Non seulement il faut trouver d’abord une ou des portes et demander l’autorisation de pouvoir passer, mais ensuite il faut aussi contacter le/les gardiens des lieux pour savoir si vous pouvez faire un pas de plus. Alors dit comme ça pour les plus aguéris on me lancerait un “bah ouai normal, la routine”, mais pour les autres ça change tout. Hé ouai, parce qu’on entre pas là comme on entre à l’église (d’ailleurs vous saviez qu’il ne faut jamais ressortir d’une église par la porte d’entrée ? ça décharge l’énergie que vous avez accumulé. Ca vous en bouche un coin hein ?), on vient pas faire son petit tour, rendre les hommages à la sainte vierge et à dimanche prochain.
Ça prend du temps ! THE phrase qui fait fuir 95% de personnes qui souhaitent commencer ce genre d’expériences. Loin de moi l’idée de les blâmer, j’ai fais pareil. Mais je trouve cette approche beaucoup plus saine qu’une vague introduction qui ne vous dit que pour être respectueux envers les êtres il faut laisser des offrandes avec des jolies choses qui brillent. Je veux bien mais quand on y pense deux minutes c’est vraiment léger.

S’en suit pléthores d’outils pour arriver à sentir, ressentir, les énergies environnantes, j’ai vraiment été étonnée de lire à quel point c’était complet.

La deuxième partie se concentre sur 42 rencontres faites par l’auteure, que se soit des êtres ou des objets.
Chaque petite interview comme elle l’appelle se construit ainsi :

– le nom de l’entité avec ensuite un récapitulatif de sa manière de l’approcher, ses ressentis.
– liens avec mes éléments
– lieu d’habitation et période d’éveil
– représentation et apparence
– densité
– rôle et activité
– mode de vie
– communication avec les autres esprits de la nature
– aide
– relation avec les humains
– message

20150714_214539Vous le sentez là le travail qui a derrière ? Clairement on se fout pas vraiment de nous. Globalement suivant les esprits le tout tient en 3/4 pages. De quoi largement travailler et réfléchir personnellement. Tout à la fin Loan Miège a dessiné l’esprit tel qu’elle le voyait. J’ai trouvé cette idée vraiment chouette, beaucoup de dessin m’ont touché en plein cœur comme celui  de la statue de la Vierge (*tousse* comme c’est étonnant..) ou celui de Pan voir image ci contre ( le placement des mains rouge m’a curieusement fait penser au Labyrinthe de Pan).

Enfin une troisième partie intitulée “Partager” est tout simplement un manifeste doux et intelligent sur les différentes façon que nous avons de montrer à la Terre que nous la respectons et l’aimons mais surtout que nous aimerions travailler de concert avec elle.  Je laisse cette partie dans ses mystères se serait dommage de trop en dévoiler 😉

C’est le seul et unique ouvrage que je recommanderais à qui veut s’ouvrir aux esprits de la Nature et qui souhaiterait entrer en contact avec elle, la Nature, avant de vouloir entrer en contact avec ses habitants. Les conseils sont clairs et parfaitement logiques, les méthodes sont à la portée de n’importe qui puisque l’on ne se sert que de ses mains, d’un pendule et ou de baguettes de sourciers par ex, tout en sachant qu’on peut très bien choisir de n’être soi même que le seul outils (ce qui en toute logique va arriver au fil des essais, lorsque les méthodes seront bien assimilées et victorieusement expérimentées). Pas plus, pas moins, cet ouvrage remplace largement pour moi un Lauvergne mais aura besoin peut être d’une complémentarité avec l’ouvrage de Lipnick “Les esprits de la nature et les mystères de Gaïa” qui va beaucoup plus loin si l’on veut se plonger entièrement dans le sujet.

 

3 thoughts on “A la rencontre des esprits de la Nature

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