Sursum Corda

Ce week-end du 18 mai, j’ai fait la paix avec une partie de moi. J’ai embrassé une voie sur laquelle j’hésitais encore un peu à aller.
J’en avais parlé brièvement ici, dans un ou deux articles, mais je ne savais pas encore bien comment placer mes mots, comment faire comprendre.  Sans doute n’était-ce alors pas le bon moment. Sans doute, manquait-il quelqu’un. Mais les lieux, doux et simples, dans lesquels je suis allée m’ont fait comprendre qu’il était temps pour moi de faire éclore ce qui ne demander qu’à fleurir depuis longtemps ..
Tout ce week-end donc, directement et indirectement, j’ai été en contact avec la Vierge. Si vous êtes familier avec mon univers vous savez que quelques figures du monde religieux chrétien ont pris une place conséquente, que je ne voulais pas vraiment leur donner. Je me suis posée beaucoup trop de questions au lieu de laisser les choses se faire.

Maintenant j’ai trouvé l’équilibre tant recherché. J’ai trouvé le noyau même de mon culte intérieur.
La balance entre le monde chrétien et le monde païen. Entre les roses et les épis de blé.

J’ai prié, j’ai allumé une bougie, extérieure et intérieure. J’ai parlé à la Dame, mes premiers mots, mes premiers pas.
Parler à la Vierge et parler aux plantes, au final, c’est le même langage même si ce ne sont pas les mêmes mots. Il m’a fallu du temps pour le comprendre. Je m’étais mis des barrières que je croyais importantes et qui méritaient de l’attention, qui devaient être explorées, pensées. Mais c’était faux … c’était juste une illusion pour me cacher le vide dans lequel je devais faire mon saut.

 

 

 

 Grotte de Solborne // Franche-Comté // pays de Hobbits
Les épis de blé pour une belle Dame aux étoiles

 

 

J’ai pris un plaisir immense à cette première immersion dans le monde de la Dame aux étoiles. Il est doux, poétique. Une invitation au silence, qui m’est si cher, ainsi qu’à tout un tas de choses qui ne me sont pas encore révélées mais qui promettent de nouveaux chants dans mon cœur.

La premier lieu qui a déclenché tout ceci est la Grotte de Solborne. J’y ai ressenti une paix et une tranquillité bienheureuses qui sont arrivées à un moment où j’en avais besoin. Le petit site est confiné entre les arbres et les rochers, on s’y sent bien, en sécurité et surtout au calme. Quand on arrive sur le petit sentier on ne voit d’abord que la statue et le cour d’eau plus bas. En arrivant j’ai eu la surprise de trouver des tresses d’épis de blé attachées à la grille qui empêche les visiteurs de s’aventurer dans la grotte. Ce lieu m’a laissé de très bonnes sensations, j’espère pouvoir y revenir un jour, je le considère comme le premier pour lequel j’ai ressenti concrètement quelque chose de particulier.  C’est ici que j’ai compris que cette figure féminine allait rentrer pour toujours dans mes pratiques.

Le deuxième lieu a été une petite église où était diffusé doucement en fond de jolis chants liturgiques. Elle m’a inspiré la douceur et la poésie, dans ses vitraux richement colorés et ses tableaux foncés où les auréoles fines des personnages me rappelaient sans cesse celle du tableau de Paul Delaroche et sa magnifique  La Jeune Martyre. Je me suis émerveillée sur la couleur bleu et les roses qui m’ont sauté aux yeux et qui prendront probablement dans les temps qui viennent de nouvelles symboliques. J’ai allumé ma première bougie en compagnie. C’est un geste qui est devenu absolument naturel, laisser une prière dans un lieu comme celui-ci. Je le fais avec le cœur plein et ouvert et la petite fille en moi qui voulait le faire depuis si longtemps sourit. Les église et chapelles qui avaient déjà beaucoup de sens pour moi et qui étaient si ancrées dans mon être le sont devenues mille fois plus depuis ce fameux week-end. Et ce n’est que la première porte ouverte.

Le troisième et dernier lieu a été aussi un sanctuaire dédié à Marie. Complètement au dessus de la ville, entouré de sureaux qui embaumaient constamment l’air, une pure merveille. J’y ai retrouvé cette tranquillité du cœur qui ne m’a pas quitté depuis. Quelque chose de doux quand je la regarde, et même quand elle est sculptée avec un air sérieux ou contemplatif, j’ai toujours l’impression qu’elle sourit. Un sourire franc et malicieux. Un sourire que je peux à présent renvoyer à Ma Reine des Étoiles, et murmurer en mon coeur Sursum Corda.

 

2 thoughts on “Sursum Corda

  1. Cet article me parle, plus que tu ne pourrais le croire…
    Synchronicité… je n’ose même pas le dire… Mais tu es plus avancée sur ton chemin… et dans ta rencontre avec Elle.
    Ah il faut vraiment qu’on se parle !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*