Mon petit monde minéral

Difficile de passer à côté des pierres lorsque l’on s’intéresse à la nature, que se soit dans un cadre spirituel ou pas. Nous sommes constamment entourés de roches, et cela est devenu un paysage dans notre quotidien tellement banal que nous n’y faisons plus attention, la pierre n’appartient plus au domaine des entrailles de la terre mais de quelque chose qui peut servir, qui se lance, qui se fracasse, qui gêne ou alors il nous parait tellement extraordinaire (comme certaines grottes entièrement tapissées de cristaux) qu’il est complètement inaccessible.
Je m’étais rapprochée du minéral dès mes premiers pas en éso mais j’ai très vite eu quelques difficultés. Je n’arrivais pas à communiquer avec elles, je ne ressentais rien. J’ai essayé quelques exercices qui n’ont eu aucun résultat, il faut dire aussi que j’étais peu persévérante. Mais pourtant je me suis rendue compte que les pierres avaient toujours été présentes dans ma vie et ce dès que nous avions déménager à la campagne quand j’avais 7 ans. C’était devenu une lubie aux bords des rivières, ma soeur m’avait offert les deux grosses pierres que j’ai toujours (améthyste et citrine), ma mère m’a raconté quelques petites choses sur certaines (récemment j’ai appris qu’elle et son père allaient chercher des semi précieuses près des cours d’eau, je sais je me répète mais c’est pour ceux qui arriveraient que maintenant :D) j’en ai toujours eu dans ma chambre, j’aime les avoir près de moi, les regarder.

Au fil des ans je me suis rendue compte que mes ressentis et mon intérêt allaient plutôt vers des pierres “brutes”. Les pierres roulées sont bien sûr magnifiques mais je ne sais pas il y a quelque chose qui me gêne dans cette forme. Peut être la texture trop lisse, le fini trop parfait. J’ai besoin de vraiment ressentir la pierre, sa dureté, ses pics, son côté granuleux etc. Tout ce qui est raw et roots comme j’ai l’habitude de dire maintenant. Elles se rapprochent plus de celles que l’on trouve dans leur forme naturelle, dans des cavités, sous des racines, dans les champs, aux abords des rivières (même si elles ont été un peu roulées dans l’eau ce n’est pas le même fini). C’est cet aspect “pierre désincrustée par un nain” que j’adore par dessus tout. J’ai donc relégué mes pierres roulées dans un petit coffre, je pense d’ailleurs toutes les donner au final donc s’il y a des intéressés faites mois signe ;), et j’ai commencé une nouvelle collection de pierres. Puisque ma bague est arrivée je me suis dit que se serait l’occasion de vous montrer tout ce beau petit monde.

DSC00215D’abord la bague. Le métal est plus clair que sur les photos en macro que la créatrice avait posté mais ça ne gâche ne rien le résultat qui comme vous allez pouvoir le voir est vraiment sublime. La bague était placée sur une mousse de velours blanche dans une jolie petite boite, simple mais charmant. La taille de la bague est réglable, on peut écarter ou rapprocher le cercle qui n’est donc pas fermé. Ce qui me va parfaitement bien vu que mes doigts réagissent très vite aux changements de températures et d’humidité. J’espère juste qu’au fil du temps l’usure ne sera pas trop forte et que le tout ne me lâchera pas. En ce qui concerne le quartz il est entièrement enchâssé, il ne bouge pas d’un pouce. J’ai cru au départ qu’il était fissuré à l’arrière mais il s’agit en fait de deux facettes dont l’une est légèrement décalée de l’autre ce qui provoque cette illusion. Un des bords a du être un peu poli sur le côté pour ne pas être trop tranchant, c’est en tout cas la sensation que j’ai eu en passant le doigt dessus. Le bout de la pointe la plus grosse en revanche a été laissée comme tel, un peu rêche. J’adore le fait que le quartz ne soit pas totalement transparent mais un peu brumeux. En voyant sa taille j’avais peur que la bague soit gênante à porter au niveau des articulations mais on ne la sent absolument pas. Elle ne vient même pas taper l’os à la base du doigt ni au milieu. Quand à son poids il est celui d’une bague normale, avec un gros quartz dessus 😉 donc oui elle est un peu plus lourde qu’une bague de taille “standard” mais ça ne se remarque franchement pas. Je suis absolument conquise en tout cas, je n’arrête pas de la regarder, moi qui suis si difficile avec les bagues je me rappelle du coup de foudre que j’ai eu en la voyant.

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Les pierres maintenant. Je n’en ai pas beaucoup comme vous pouvez le voir mais je prends vraiment le temps de les trouver (ou qu’elles me trouvent huhu). Les deux mâcles sont avec moi depuis une 15 aine d’années maintenant. Je les ai trimballée absolument partout, je suis heureuse de ne pas les avoir perdu entre 2 déménagements. La rose des sables, halala j’en voulais une depuis si longtemps ! Depuis que j’ai vu une exposition/diaporama quand j’étais gamine, je ne devais pas avoir plus de 10 ans, mais elle m’avait marquée, je me suis toujours dit “un jour j’en aurais une”. C’est maintenant chose faite et j’adore la regarder. Je n’ai pas encore travaillé avec je voudrais collecter le plus d’informations possible avant d’établir un contact.
Comme à l’accoutumé j’ai oublié le nom de la pierre blanche/vert qui se trouve à droite. Elle est très dure à prendre en photo, impossible de près, ses couleurs sont très pastel, le vert est assez transparent, difficile à faire ressortir avec un simple apn ^^” Ce sont justement ces couleurs qui m’ont plu, cette douceur qui s’en dégage. La pierre blanche à côté est une pierres des chemins comme j’aime à le dire, trouvée au détour d’une balade qui scintillait au soleil (elle a des petites inclusions de quartz). Il y a aussi une fluorite, taillée cette fois-ci mais j’avais adoré cette forme tranchante et pyramidale. Ces pierres me laissent toujours un sentiment d’énigmatique puisqu’il faut les lever face à la lumière pour en dévoiler toute leur beauté. Les bords ne sont pas du tout polis, ils sont rêches et plein d’aspérités.
Enfin un très beau quartz (oui il semblerait que se soit le thème du moment <_<), la pierre était originellement ronde. Elle était vendue avec d’autres dans une bourse aux minéraux, elle était présentée déjà fendue en deux, retenue par un élastique et on pouvait l’ouvrir, comme un oeuf. L’autre moitié se trouve quelque part mais chut ;). Il manque ma pierre trouée que l’on peut voir dans cet article. Je ne désespère pas d’en trouver d’autres.

Je recommence donc mon approche du mon minéral avec un regard tourné vers le Petit Peuple qui peut-être me mettra sur la piste d’autres magnifiques petits spécimens ^^ Les légendes et contes seront aussi mon nouvel appui pour approfondir l’histoire de la roche.

4 thoughts on “Mon petit monde minéral

  1. Ah quelle belle aventure ! Je suis heureuse que tu “retrouves” le chemin des pierres, elles peuvent être une présente réconfortante, aiguaillante… même sans beaucoup de ressentis. Je crois que ton quartz est une géode si tu dis qu’il y a une autre moitié. J’aime perso les pierres roulées, mais (curieusement, hum, hum ???), je me tourne un peu plus vers les bruts depuis quelques temps… Je pense qu’à l’occasion, je pourrais agrandir ta collection ?
    Quant à ta bague ! *te tire la langue*
    Elle est trop trop magnifique !!! Et elle te va, euh, comment dire ? Elle est faite pour moi, euh pardon, pour toi ;). Bref, tu l’as choisie comme elle t’a choisie !
    C’est une belle idée, ton approche par le Petit Peuple… Il faudra en parler.

  2. Punaise, cette bague est encore plus splendide portée à ton doigt !
    Je comprends ce qui t’a fait l’acheter, elle est monstrueuse !

    Et je compatis pour les pierres, j’en ai plus de 130 maintenant, et je n’arrive pas à m’arrêter XD

    1. Ouai mais ça claque autant de magnifiques pierres *_*
      Merci pour la bague =) Je t’avais envoyé une invitation pour la page de la créatrice non ? Huhu tu vas succomber O/

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