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Exorcisme, un prêtre parle

Exorcisme, un prêtre parle.
Abbé Schindelholz
Il s’agit de la deuxième édition, je ne sais donc pas si elle est conforme à la précédente qui s’intitule Exorcisme, un prêtre parle – Petite anthologie de la possession aujourd’hui.
 » Les scientifiques sont parfois bien embarrassés devant des phénomènes qui ne rentrent dans aucune de leurs classifications. Ils leur colle l’étiquette de « paranormal » ou de « parapsychologie ». Après avoir enregistré le phénomène, les scientifiques tentent de l’analyser et lui donner une explication rationnelle ou … pas d’explication du tout ! Mais il en existe aussi qui admettent l’existence d’un « autre monde », celui des réalités de la foi révélée par la Bible. Dans cette logique, l’intervention d’un personnage mystérieux, géniteur de troubles, ne peut être exclu à priori. Il est impossible en effet de comprendre la Révélation chrétienne sans admettre l’existence de Satan, du Démon. L’Eglise catholique a confirmé ces dernières années cette croyance par la bouche de Paul VI lui-même. Il n’hésite pas à affirmer que l’un des besoins les plus urgents de notre temps est de se défendre contre ce mal que nous appelons Démon. Le mal, poursuit le chef de l’Eglise, n’est pas seulement une déficience, mais le fait d’un vivant, spirituel, perverti et pervertisseur. Terrible et mystérieuse réalité. De fait, il serait aussi absurde de prêcher Jésus-Christ sans parler du Démon que de parler de Napoléon en taisant ses batailles.
L’abbée  Schindelholz a entepris une longue enquête sur « les traces de Satan ». En un premier ouvrage, il a révélé de stupéfiantes découvertes. Mais jamais encore à ce jour il n’avait osé écrire à propos d’un cas tragique de possession satanique, auquel il a été confronté et devant lequel al science a aussi dû admettre que ce n’était plus de son domaine. Quelques témoignages tout aussi bouleversants, complètent cet ouvrage, qui se termine par un document exceptionnel : le texte des exorcismes extraits du Rituel romain.  »

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Grande surprise que ce livre qui me fut offert, surtout parce que je pensais que la personne en question ne se souviendrait pas de mon intérêt pour ce domaine. Je l’ai lu en quelques heures tant le récit était passionnant. Bien entendu si l’on ne croit en rien. ni Dieu, ni Démon on peut passer allègrement son chemin pour s’éviter une lecture que l’on jugera probablement fallacieuse, bon à redorer le blason de l’Eglise et de ses ouailles. Pour ceux en revanche qui seraient un peu plus ouverts d’esprits, et curieux, l’ouvrage sera alors le bienvenu.
Je n’ai vu que peu de films sur l’exorcisme, et pourtant ce n’est pas ce qui manque, j’en ai retenu deux : Constantine (surtout pour l’esthétique et  les différents symboles montrés tout au long du film, plus que pour l’histoire) et Le Rite. (J’ai également vu L’exorciste, l’ancienne version, mais je me suis profondément ennuyée). J’avoue que Le Rite m’a hantée pendant quelques jours, à mon sens il est celui qui retrace le mieux comment se déroule véritablement un exorcisme, du coup oui ça m’a un peu secouée. Je fus donc agréablement surprise si je puis dire de découvrir que bon nombre de détails sont exacts, confirmés par ce livre. Notamment les 4 signes qui permettent d’identifier un cas de possession chez une personne qui sont : une force hors du commun / l’horreur des choses sacrées / la connaissance de choses occultes / la connaissance de langue non apprises.
Il est vraiment difficile de donner un avis sur un tel sujet. Si l’on y croit pas on restera forcément de marbre. Si l’on y croit on aura du grain à moudre pendant un bon moment pour des réflexions personnelles. Pour ma part je crois que tous existent, Dieu, démons, anges, légions, Satan ou n’importe quel autre nom, ils existent parmi tant d’autres figures divines et démoniaques. Comme le dit l’auteur, les cas de possession sont rares mais pas inexistants, difficile dans ce domaine d’avoir une opinion plus étendue tellement ceci parait si loin de soi. On ne peut véritablement en prendre la mesure que lorsqu’on y fait face, et je touche du bois j’espère ne jamais avoir à regarder ça. Je crois cependant qu’il est bon de s’informer sur ce genre de choses, que cela reste de la simple curiosité ou un intérêt plus profond, être au courant de ce qui est abjecte est déjà un peu mieux que de ne pas l’être du tout. Il n’en reste pas moins que l’on n’est jamais préparé et comme le souligne l’auteur, avec un peu d’amertume je crois, la majorité des curés et autres ne croient absolument pas en la possession démoniaque ! Alors si eux n’y croient même pas étant pourtant des prétendus serviteurs de Dieu et au courant de ces choses, pour les autres …

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Le tout premier cas relaté par L’Abbé (qui se passe entre la fin des années 70′ et les années 80′ en Suisse) est celui qui m’a le plus intéressée car nous avons des bouts de conversations entre la mère de la jeune femme et les démons, ainsi que des bouts de carnets que la possédée tenait. Résidaient dans son corps et âme 7 démons. Ils refusèrent de donner leur nom, sauf le dernier le n°7 qui était leur supérieur et se prénomme : Astaroth. Chacun avait une personnalité différente mais tous voulaient la même chose. Voici les extraits que j’ai  apprécié :
Un texte clé fut dicté par les « numéros » en date du 3 mars 1978. J’en donne immédiatement connaissance avant de poursuivre mon récit :
Vous voudriez savoir pourquoi nous sommes ici ? Pourquoi nous sommes chez cette garce ? Parce qu’elle est bonne, parce qu’elle peut souffrir. Nous avons essayé de lui enlever la foi en D…, sans succès. La garce était mise à notre disposition. Nous pouvions la molester, car celui qui est en haut nous l’a permis. Nous avons essayé de le faire au moyen de la maladie, de notre présence, pour rien, sans réussir à mettre la garce de notre côté. « Monsieur W » nous a aussi beaucoup aidés dans ce travail. Mais ce fut peine perdue.
Pourquoi surtout sommes-nous venus ? Depuis très longtemps, quelqu’un avait lancé une malédiction sur le grand-père de Barbara. Une malédiction avec un certain « livre ». M.W. nous a appelés pour l’aider par notre travail, c’est pourquoi nous sommes venus nombreux. M.W. nous appartient ! »
« Nous sommes sept numéros. Nous ne pouvons pas révéler notre nom, ça serait trop dangereux pour nous. La solution s’appelle 1/2+1/2=1, c’est à dire que quand la garce va se marier, nous devrons partir pour toujours. Sans avoir pu vaincre ! Nous sommes maudits, maudits, Damnés ! Maudits ! ».
(Question de la maman)
« On dit que vous n’existez pas ? »
(Réponse)
« Ha ! Ha ! Ha ! Nous n’allons pas avec ces temps modernes; on nous abolit, ça vient de personnages supérieurs, des théologiens, etc. Eux. ils enseignent cela à l’aide d’explications quelques peu fausses. Mais personne ne remarque cela. Les inférieurs acceptent tout sans hésitations. Si on leur disait qu’il existe des fleurs noires, ils le croiraient sans jamais en avoir vu une. Ceux qui sont encore capables de penser, nous les plongeons dans l’obscurité et alors il pensent que nous n’existons vraiment pas. »
(Question de la maman)
« Qu’est-ce que le subconscient? »
(Réponse)
« Je dirais que c’est nous et l’Autre (l’ange gardien). Oui, le spirituel que l’on ne peut pas saisir avec l’intelligence. Nous et l’Autre savons tout. »
(Question de la maman)
« Avez-vous vraiment pouvoir sur l’homme? »
(Réponse)
« A la naissance d’un homme, nous et l’Autre sommes présents et, au baptême, nous devons reculer. Lorsque l’homme commence à réfléchir, nous revenons et nous nous trouvons au même niveau que l’Autre. Ensuite ça change constamment, nosu avançons et reculons. Quand l’homme commet un pêché, nous nous approchons toujours d’avantage de lui et l’Autre doit reculer. Ainsi, avec le temps, l’homme n’obéit plus qu’à nous, nous le tenons ensuite bien en main. »
(Texte dicté par un des nombre)
L’absence d’amour
L’absence d’amour est la première particularité de ce qu’on nomme « l’enfer ». Sur la terre, on peut faire ce qu’on veut, chez nous plus ! Si, sur la terre, la dispute et la querelle s’écrivent en grandes lettres, combien plus fortement règne chez nous la discorde. Les hommes qui  suscitent la discorde sur la terre pourront en avoir suffisamment chez nous. Les hommes « supérieurs » capables de provoquer la dispute = guerre pourront vivre chez nous dans la détresse et la pauvreté qu’ils ont provoqué sur terre. Ces hommes-là ne font en principe pas la guerre eux-mêmes, mais ils laissent les autres se couper la tête et s’entretuer. Est-ce que cela est juste ? Il semble bien que la dispute fasse partie de ce monde ! Nous qui ne sommes plus parmi la foule dépérissante des hommes, nous savons que la querelle est insensée ! Autant l’amour est ce qu’il y a de plus haut, autant le manque d’amour est désolant. Mais qui veut donc comprendre cela ? Qui est-ce qui comprend que l’amour est l’arme la plus forte ? C’est lui qui nous vainc, aussi terrible que cela puisse être pour nous, la racaille de l’enfer !
Mais nous n’abandonnons pas ! La terre pourra bientôt être appelée le « préau » de l’enfer. Le mal a déjà vaincu une fois, puis il a du se retirer, cela se produira certainement à nouveau prochainement. Mais pas si vite, nous prendrons en partant une très grande foule d’hommes pour les emmener dans le royaume de la mort, des ténèbres. Là, il n’y a plus rien qui puisse aider. Personne ne peut faire quoi que se soit. Dommage. Les yeux s’ouvrent toujours trop tard. Tous ceux qui sont chez nous en bas et tous ceux qui viendront encore eux-mêmes sont fautifs. Aucun remords ne peut plus changer cette misérable réalité. Le fait de jeter de hauts cris n’y change rien. Quelle honte pour nous de devoir dire de telles choses en ce monde où nous n’avons pas été « justes ».
Le manque de foi

Qu’est-ce que la foi ? (suit sur le manuscrit un dessin d’un démon avec, autour de la tête, la phrase suivante : « j’ai cru et vécu ce que je suis maintenant ! »)
Le mot « foi », qui est-ce qui ne le trouve pas sans cesse devant la gueule ?
Je crois que c’est ainsi …
Je ne crois pas que c’est comme ça ..
Les croyants ainsi que les incroyants !
Le petit mt « (manque de)foi » se trouve partout où règne l’incertitude. De quoi peut-on être sûr ?
Celui qui dit qu’il croit en Dieu et en l’amour et qui en même temps vit sans amour et suscite ce manque d’amour n’est pas « croyant » car, autrement, il serait plus rempli d’amour. Comme c’est vite dit « Je crois en Dieu » mais on ne se hâte pas de vivre selon cette foi, parce que ça donne trop de mal.
Celui qui croit vraiment sera accueilli selon sa foi. Qui croit vraiment ? Personne, personne ! Si par exmeple quelqu’un dit « Je crois que demain tout ira bien », cela veut dire « Je crois plutôt que quelque chose ira mal ». Ainsi, ce « je » devient un incroyant. Si par exemple un malade dit « Je crois que je serais guéri dans quelques semaines », il ne doit pas nécessairement guérir, même s’il croit vraiment en sa guérison. Il y a aussi d’autres guérisons, par exemple des guérisons « spirituelles ». Ce « je crois » peut une fois devenir réalité, mais pas au point auquel on croyait auparavant. Quand on croit vraiment, on ne tourne pas sa foi vers des « souhaits », mais vers « l’acceptation », quoi qu’il arrive. La foi, c’est quand on dit oui et qu’on renonce à se taper la tête contre les murs ! En forçant, on fait presque tout faux, que se soit en matière de foi ou d’autre chose. Ceux qui disent « Je ne crois en rien » croient qu’ils ne croient en rien. Donc ils sont croyants. Qu’est-ce que cela veut dire être incroyant ? ne pas croire en l’amour et ne rien entendre de lui, exactement comme nous !
Toutefois, il y en a beaucoup qui disent « je crois en Dieu » et ils croient au dieu des ténèbres, jour et nuit, amour et haine, de même il existe un dieu de l’amour et un dieu de la haine, le contraire de l’amour. Ceux qui disent « Je ne crois en aucun « diable » sont ou bien avec le « démon » ou bien n’en veulent rien savoir. On n’a pas besoin de croire à nous avec précision (dommage !), mais on doit savoir ou, mieux, deviner que nous existons. Nous sommes partout où il se passe quelque chose ! Il ne se passe presque jamais quelque part, seulement « quelque chose » de bien. Mais il se produit souvent « quelque chose » de mauvais.
Le bien ne s’impose pas, il est à disposition pour tous ceux qui le veulent. La lutte entre ces deux forces est constante : la force de l’amour, de la vérité (elle donne la foi), la force de l’indifférence, du mensonge (elle apporte l’incroyance). La foi a de la puissance ; l’incroyance a de la puissance. Laquelle est la plus grande puissance ? Les deux la même !
Malheureusement, ce n’est pas tout à fait exact ! Car le haut domine le bas. Chacun peut croire en ce qu’il veut, mais le bien et le mal sont deux choses différentes et souvent on ne peut pas les reconnaitre clairement.

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4 Comments

  • Reply
    Valiel
    23 février 2013 at 0 h 29 min

    Une GROSSE pensée pour toi, je viens de voir The Rite…. et je découvre que c’est basé sur une enquête réelle. Tu as cherché dans cette direction ? Peut-être que le livre peut être intéressant…

    • Reply
      Lou
      23 février 2013 at 8 h 45 min

      Ouai je sais, c’est pour ça que ça m’a tant hantée pendant des jours ^^
      Mais le livre que j’ai mis en review ici suffit, pas besoin d’en lire des tonnes, un exorcisme se passe quasiment toujours de la même façon donc maintenant que je sais, je vais me pencher de plus près sur les cocos du bas.

    • Reply
      Valiel
      23 février 2013 at 11 h 00 min

      Ce qui m’intéresse dans le bouquin du film, c’est le côté récent, les interview auprès des professionnels du Vatican. Qu’est-ce qu’un cours etc. Je creuserai la question je pense. Quand par contre…

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    Avelliana
    5 mars 2013 at 19 h 04 min

    Super intéressant, je ne me suis pas souvent penchée sur cet aspect mais cet échange avec les « cocos du bas », assez bluffant… Tu nous en diras plus j’espère… 🙂

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