La magie des grimoires – petites flâneries dans le secret des bibliothèques

J’avais repéré ce livre il y a quelques temps et une heureuse surprise me permis de le découvrir ce matin devant ma porte avec un autre ouvrage dont je vous parlerais plus tard. C’est un petit recueil très agréable, en une petite heure environ (temps approximatif) vous l’avez lu. J’ai vraiment pris plaisir à suivre Weill-Parot dans ses explications et récits de parcours qu’un chercheur expérimente au fil de son expérience.

Ce qu’il nous explique c’est tout simplement sa passion de la recherche, pourquoi il en est venu à cela et comment les choses se passent, en gros, quand vous décidez de partir à la chasse aux grimoires et autres codex. Cependant il ne faut pas se méprendre, il s’agit ici plus d’une invitation au voyage entre les bibliothèques du monde et l’atmosphère en général qu’il s’en dégage plutôt qu’un parcours à la Da Vinci Code. Ce n’est pas un roman mais bien un récit d’expériences, souvent drôle, vivant. En somme on apprend rien en ce qui concerne le domaine occulte, mais certains détails ont tout de même éveillé ma curiosité.

L’auteur met en exergue l’incohérence entre la volonté de conserver les documents qui font notre Histoire et l’impossibilité, pourtant, de les dérober aux usages du temps. D’un côté on veut à tout prix les protéger et d’un autre on les scanne, on les microfilme, on les fait passer sous des lampes bleues. On comprend bien le tiraillement entre l’envie et le besoin de voir et de lire l’original, d’entendre ses murmures, de ressentir ce frisson d’excitation et d’extase, d’avoir ce contact charnel et incomparable plutôt que de s’arracher les yeux devant un écran en tentant pendant des heures de décrypter les lignes qui se trouvent mélangées entre le recto et le verseau d’une même page.

J’ai eu l’impression au fil des pages que l’on s’éloignait sensiblement du sujet pour trouver un plaidoyer personnel envers ce qui ne va pas dans les bibliothèques, l’incapacité pour les chercheurs d’accéder à certains ouvrages, la difficulté inhérente à chaque pays etc. A mon sens le premier titre n’est donc pas justifié contrairement au deuxième. La partie occulte est discutée dans les 30 premières pages environs pour ne réapparaitre qu’en petites touches dans le reste du recueil. Il ne faut donc pas s’attendre concrètement à une lecture ésotérique du début à la fin.

Pour le reste, en refermant le livre, on a envie que d’une chose : partir pour un voyage européen dans les plus grandes bibliothèques et trouver un sujet de recherche. J’aurais souhaité aussi quelques photos de certains manuscrits dont il parle.

Un petit passage que j’ai beaucoup apprécié :

” Nous sommes les héritiers de paroles jadis murmurées entre les murs d’un cloître ou proférées par un maître en un matin lointain du Moyen Âge dont plus personne n’a gardé la mémoire. Nous serions les lecteurs amnésiques de mots qu’un auteur du passé aurait laissés sur une feuille de parchemin “.

 

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