Une vie simple

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Pendant très longtemps je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie. Lorsque j’étais petite je voulais faire tout un tas de choses : être exploratrice, pirate, archéologue, chercheuse de trésors, troubadour et tout ce qui s’apparentait à une vie aventureuse. Plus tard j’ai découvert l’Art et j’ai ensuite voulu devenir : conservatrice de musée, restauratrice d’œuvres d’arts, enlumineuse, tailleuse de pierre, sculptrice, peintre, orfèvre, puis je suis progressivement passée au monde du livre en voulant devenir écrivain, rédactrice, traductrice etc. Souvent entre deux envies matérielles j’émettais le souhait intérieur de surtout pouvoir toujours vivre à la campagne et de ne jamais devenir comme les citadins. Je voulais alors être herboriste, sorcière, éleveuse de chevaux, fermière, et j’en passe. Je voulais avoir un énorme jardin, rempli de plantes bizarres et très grandes, de légumes et de fruits toujours gorgés de jus, avec un goût divin.
Mais, finalement, je ne savais toujours pas quoi faire exactement de ma vie car tout ce à quoi je rêvais me paraissait impossible et, plus tard, influencée par les dires des adultes autour de moi, tout cela devenait irréalisable et utopique. Pourtant dans ma tête il y avait quelque chose qui clochait, qui était profondément stupide et irrationnel. Pourquoi aspirer à une vie simple semblait-il si fou ? Si naïf, si inexcusable, si enfantin, si contradictoire ? Je ne comprenais pas la logique des adultes, je les voyais trimer avec un métier qu’ils n’aimaient pas, pourquoi alors ne faisaient-ils pas plus simple ? Pourquoi ne laissaient-ils pas cette vie qui leur convenait si peu pour faire ce qu’ils voulaient ?
Bien sûr les réponses sont venues plus tard, lorsque j’ai dû à mon tour trouver ma place dans le monde du travail, chercher, trouver, toujours et encore, parce que je n’étais jamais satisfaite de ce que j’avais ni du lieu où j’habitais. Pendant quelques années j’étais enfermée dans la spirale intensive du gagner de l’argent pour vivre correctement, du moins en apparence histoire de ne pas faire naitre de questions gênantes de la part de la famille. Mais je me suis très vite lassée de cette course et très naturellement mes vieux rêves ont ressurgi.Je suis toujours, et de plus en plus, étonnée et dubitative de voir, d’entendre et de lire que vouloir une vie simple est vu comme un acte de faiblesse voire de fuite. Soit disant on retournerait à un mode de vie marginal, hippie dans le meilleur des cas, rudimentaire voire sectaire dans le pire. Comment les gens peuvent-ils être si coupés de leurs aspirations profondes ? On ne me fera pas croire que faire des semaines de tant d’heures, de voir à peine sa femme et ses enfants chaque jour nous élève et nous permet d’être heureux. On ne me fera pas croire non plus qu’un salaire outrageusement élevé permet de se sentir mieux et de voir passer la vie moins amèrement.
On peut enfin parler sereinement et de façon intelligente avec les gens lorsqu’ils se sentent eux même sereins, paisibles, calmes et détachés de toutes leurs obligations quotidiennes. Ils se permettent alors de respirer enfin un peu, de dormir convenablement, de manger sainement, de prendre le temps d’admirer le paysage, de faire des découvertes, de passer du temps en famille. Bref, lorsqu’ils sont en vacances. C’est cette conscience là qui m’a fait prendre des choix à l’opposé du communément acceptable. Je ne voulais pas attendre de pouvoir être en vacances pour enfin pouvoir faire ce que je voulais, je ne voulais pas me sentir enchainée par obligations envers une société que je ne reconnais pas et qui ne me reconnait pas en tant qu’être humain dans ce que ce terme peut avoir de plus pur. Savoir que je me dirigeais sur le chemin qui me dégoutait profondément dans la vie des autres me rendait malade.
Bien sûr faire ce choix n’a pas été facile tant au niveau du regard et des médisances de ma famille qu’au regard des autres pour qui vous passez pour une bizarre, une originale, une paumée, une inconsciente, une bobo-bio, une fille simplette, une qu’elle est mignone ! un peu con mais mignone. Mais ce qu’il faut dire c’est qu’au bout d’un moment le regard des autres on s’en fiche, tellement ce besoin viscéral de vivre comme on l’entend devient oppressant, obsédant, et urgent. Les choses nous paraissent alors si futiles, si contradictoires, si débilitantes. Et plus le temps passe, plus vous avez l’impression d’être complètement à l’opposé de tout ce que vous entendez et voyez, d’être à l’envers, d’être effectivement en marge parce que vous n’acceptez plus qu’on vous prenne constamment pour une abrutie. Il y a un fossé énorme qui se creuse chaque jour entre ce que nous construisons comme société et ce à quoi nous aspirons vraiment.Le réveil des consciences est si lent. Faire face à soi-même fait si peur aux gens. Se mentir est tellement plus simple.J’ai vécu mes plus beaux moments dans un “état” de simplicité. Depuis 4 ans environ j’ai fait le choix en tout état de cause de vivre simplement et lorsque je me sens abattue, dépassée, la première chose qui me vient à l’esprit est ma future maison près de la forêt avec mon grand jardin. Et rien ne me redonne autant envie d’aller de l’avant, rien ne me redonne autant envie de m’abreuver encore des magnificences de ce monde.
Quel étrange état de fait de se dire et de se rendre compte que “revenir” à des choses simples est si difficile aujourd’hui !
Pourtant il suffit en premier lieu de le vouloir et tout se met en place ensuite. Les choses s’enchainent, les synchronicités arrivent, vous rencontrez les bonnes personnes, aux bons moments, le chemin s’ouvre … et vous ne pouvez plus revenir en arrière, vous ne le voulez plus.Une vie simple pour moi c’est se réveiller chaque matin de bonne humeur et heureuse d’une nouvelle journée qui s’annonce. C’est pouvoir prendre le temps de déjeuner, prendre le temps de se réveiller en douceur. C’est prendre le temps d’une balade même s’il fait gris, le temps de lire 1 heure ou 2 même si j’ai du travail par dessus la tête. C’est prendre un carré de chocolat noir sans penser aux dictats physiques de notre temps. Décorer et rendre mon foyer doux et intime sans dépenser des fortunes en aménagement. C’est aussi prendre son thermos, son sac à dos, quelques biscuits maison et battre la campagne toute une journée. C’est élever mon fils grâce à des concepts simples et sains, lui apprendre plus tard qu’il est le seul juge de sa propre vie et qu’il ne doit jamais oublier de lever les yeux et d’admirer tout ce qui lui est offert chaque jour. C’est me connecter aux énergies du monde (tenter du moins), au sol frais sous mes pieds, à la lumière qui perce les branchages, au doux bourdonnement des abeilles au printemps, à la pluie fraiche de l’été et aux odeurs de mousse et de feuille en automne. Une vie simple est une vie de contemplation silencieuse, une vie de respiration douce et harmonieuse, une vie de lenteur. Et ce n’est pas impossible, quoi que vous entendiez dire à ce sujet.

A travers ce blog, je tente aussi de montrer à qui passe par là que tout cela est possible. Je suis loin d’être riche, je n’ai actuellement aucun salaire si vous voulez tout savoir, j’ai bientôt la trentaine, je suis toujours étudiante et depuis peu maman. Un jour j’ai réalisé que ce n’est pas à travers le métier que l’on veut faire plus tard que l’on se réalise, mais comment on décide de vivre sa propre vie. A partir de ce moment tout a changé, j’ai eu l’impression que ma vision avait tourné à 180°C et que tout un pan de ma propre vie et de mon propre moi m’était alors révélé. Rester sur ces acquis est une des pires choses à faire. Il n’y a rien de plus handicapant que l’immobilisme mais surtout la certitude que l’on a déjà fait le tour des choses et que l’on est blasé de tout.

Souvent je plaisante avec d’autres qui me semble t-il ont à peu près les mêmes aspirations en m’écriant des choses qui peuvent paraitre stupides au premier abord. Mais pourtant pensez-y : vive le fromage de chèvre, le saucisson sec. Le (bon) gras, c’est la vie ! Je suis une fougère quand j’en ai envie et rien ne m’empêche d’aller courir les près avec un chapeau pointu.

L’innocence est un trésor lumineux que nous portons du début jusqu’à la fin et n’est en rien péjoratif. Il faudrait être fou pour ne pas comprendre qu’aller élever des biquettes en montagne ou faire du Gruyère AOC grâce à ses vaches qui mangent le foin aux fleurs précieusement récoltées pendant les interminables journées d’été est mieux que d’être PDG d’une grande multinationale qui croule sous les pots-de-vin et de s’entendre annoncer qu’on a un ulcère – pour le moins pire – et qu’on va creuver dans 5 ans … pauvres petits billets qui ne passeront pas de l’autre côté ! C’est moche.

19 thoughts on “Une vie simple

  1. Je me retrouve dans tes propos. Étant jeune, je voulais habiter dans une cabane dans les arbres, comme un ermite. Je me souviens que ma famille raillais aussi mes propos.

    J’ai grandi mes rêves (moins radical) son restés et lorsque je suis abattue, je pense à cette maison que j’aurais en plaine campagne… avec le rêve secret d’avoir un âne :o)

    Continuons de rêver, car il faut rêver pour les réaliser.

    C’était un plaisir de te lire

  2. Tu as fait fort, très très fort….

    Je surveille ton blog depuis des jours, j’y ai perdu un article que j’avais mis de côté et qui m’intéressait mais qui a l’air d’avoir disparu… et là je reviens en étant poussée du coude par un camarade… et PAF, dans ma face.

    Je suis en train de pleurer devant mon écran, comme une ado sensible. Tu as mis le doigt sur tout ce qui m’exècre, me retourne les tripes, tout ce qui me perturbe. Mes aspirations profondes, et mes contradictions ultimes face à une société qui fait pression sur moi jusqu’à ses maillons les plus proches de moi. Depuis deux ans ça dure déjà, et je me débats pour tenter de trouver des “solutions”, rarement les bonnes… je n’arrive pas à évacuer la culpabilité d’être de moi et de pas y arriver, d’être complètement à côté de la plaque et de souffrir… putain je me sens même coupable de souffrir. On vit dans une société de fou qui marche sur la tête, et quand on fait pas pareil on est pointé du doigt. Moi je veux pas, du plus profond de moi je veux pas… tu te rappelles mon vieux fantasme d’avoir un mari qui gagne sa vie pour deux, et d’être femme au foyer ? Ben après l’avoir évacué bien rationnellement c’est revenu… du plus profond que je déteste ce repli primaire et grégaire, j’ai pas réussi à le maîtriser. Cela reflète toutes mes angoisses, tout ce qui fait que je suis perdue…

    Je voudrais quelque chose de différent, mais j’arrive pas à le vivre, j’arrive pas à savoir comment faire… ou alors à l’accepter ? Je voudrais juste être moi, mais dans une société comme la nôtre, il faut de l’argent ou tu crèves. Et moi je suis pas dans les cases, et je suis pas prête de gagner vraiment des sous pour vivre… tout ce que je sais faire, ça se monnaie pas, ou il me faudrait des diplômes, moi j’ai juste mon expérience de la vie mais ça suffit pas. Mes projets de dessins ils auront du mal à percer dans notre monde, à moins de savoir imprimer et éditer mdr, quant à ma créativité retrouvée… oh comme j’aimerais ! Mais les livres ça nourrit pas… ça réchauffe le coeur dans l’hiver c’est tout…

    Alors ton post voilà, c’est juste un grand FUCK psychologique, à tous ces cons aveugles, à pratiquement tout le monde en fait, c’est ça qui fait peur. C’est juste moi si je décide je dois pouvoir faire ce que je veux, je dois pouvoir réussir à percer comme tous les merveilleux parcours que je vois (blogs de développement perso et créativité). On peut venir de loin, et même de nulle part… alors qu’est-ce qu’il me reste à faire ?

    C’est une putain de réflexion que tu nous livres là, et y a des tripes dedans, j’ai juste mangé le choc en pleine face…

  3. Merci pour vos commentaires =)
    Valiel, oui on peut voir ça comme un gros fuck effectivement ^^ Même si au départ ce n’était pas mon intention, dans ce genre d’article quand on commence on finit inévitablement par sortir ses tripes parce qu’on en a marre et qu’on ne sait plus comment faire comprendre aux gens certaines choses. Du coup forcément on part dans la satire ou un discours amer, c’est difficile d’essayer de garder un ton neutre et encourageant voire positif parce que soi-même on y croit plus trop. Mais force est de constater que si personne ne le fait rien ne changera.

    Probablement un des pires fléaux que nous avons développé est la négation profonde de soi. J’en parlerai dans un autre post =) Mais, courage Valiel, nous sommes quelques uns à te soutenir dans tes démarches car nous comprenons l’infinie justesse de tes travaux, et nous sentons que non seulement nous en avons besoin mais probablement d’autres personnes aussi.

  4. J’ai sensiblement le même âge que toi, je suis maman aussi, je vis à la campagne, j’ai des enfants et aussi j’ai pu avoir ce dont je rêvais ado (des poules, un camion, une machine à coudre, un potager, un jardin aromatique, de la viande qui vient d’élévage ethique et locaux …)
    ‘ai même un boulo qui me plait dans laquelle je suis au top, alors que je ne cherchais même plus , je suis assmat, et je gagne souvent très peu, presque rien en ce moment.
    Oui j’ai la vie que je veux. Ok je voudrais juste voyager aussi, on le fera, on a le temps, profitons de ce qu’on a.

    Alors je comprends tout ce que tu écris, tu as raison de persister, tu demande spa sl’impossible quoi qu’en pensent certains.

    Bon par contre après, c’est pas tranquillou je vais mes cookies ou bien je pars me promener 2h quand je veux.

    La vie sans contrainte dans une maison à la campagne n’existe pas : curer la merdre au poulailler, bener du fumier de cheval, bêcher, déserber, couper le bois, aller en checher les brouettes le soir quand ça pèle (ça j’aime bien), faire les conserves, ramasser les prunes, les pommes , les presser, laver 100 bouteilles pour faire son jus pour l’année, tuer, vider et plumer 5 poules en un jour,tout ça en gérant la lessive de couches lavables, la bouffe équilibrée des enfants, le ménage un minimum, faire un jeu de société et des activités manuelles parceque hors de question de les coller devant un DVD, réparer une trotinnette, aller discuter avec la mamie d’en face, faire un ourlet pour un copain, refaire du liniment parceque ça fait 15 jours que ton petit pue un peu des fesses vu que les lingettes dans cette maison c’est comme le Diable dans une église, se brosser les dents à l’argile parceque le moindre magasin bio est à 2 heures de route et que t’as mal gérer ton stock ………..et j’en passe, bein avec tout ça on a plus trop le temps de rien faire (un henné tiens par exemple!! ou un grimoire)

    Ce sont de chouettes contraintes, einh c’est sur, je les ai choisies, mais on est loin de glander, les journées sont trop courtes.Heureusement il y a les we (we jus de pomme, we cochon, we travaux chez son pote…)où on en fait pas lourd parfois, à boire des rhums avec les potes. J’ai l’impression d’avoir 1000 choses à faire, défois faut que je me calme et que je passe du temps avec les enfants.

    En fait on travaille directement pour soi même, on produit ou on transforme pour soi et sa famille, c’est gratifiant et quand ça marche pas on recommence.

    Bon courage, on y arrive!!

  5. Je suis tout à fait d’accord avec toi. Les “contraintes” d’une vie à la campagne ne me dérangent aucunement car j’y suis habituée depuis longtemps. Et j’avoue que rentrer le bois quand il caille ça me manque ! Le couper aussi, ainsi que tout ce que tu cites ensuite =)
    Je préfère mille fois me tuer à la tâche en faisant des conserves etc qu’enfermée dans un bureau trop climatisé avec des collègues que tu peux pas piffrer…

  6. Ton article me parle énormément. Je suis en pleine remise en question professionnelle, frustrée face à une société qui ne comprend pas mon envie de m’épanouir et qui rejette l’idée que l’argent n’a pour seule utilité que de réaliser ses rêves malgré tout dans ce monde devenu dingue. J’ai compris ce que je cherchais et compris aussi (attention, je vais être dure) que beaucoup de nos échecs ne sont du qu’à nous, à notre peur d’être nous et notre capacité à rester enfermé dans le moule. Je sais que si j’ai des regrets à ma mort, de ne pas avoir pu faire ce que je voulais, je n’aurais qu’à m’en prendre qu’à moi. Actuellement, je suis aussi en train de prendre conscience qu’un certain nombre de sacrifices vont être à faire, que je ne pourrais pas tout avoir et je dois apprendre à trouver le juste milieu. Contrairement à beaucoup, dont toi, ce n’est pas d’une vie posée dont je rêve, c’est plutôt l’inverse. Je ressens le besoin d’écrire à ce sujet, et j’aimerais mettre un lien vers ton article dans le mien, est-ce possible? Quoiqu’il en soit, ce post est une perle, qui ne peut que parler à ceux qui aspirent à être vrai, à trouver la paix et à participer à rendre le monde meilleur. J’espère qu’un jour tu seras dans ta maison en pleine forêt et fera le plus heureux des pieds-de-nez à ceux qui t’empêche de vivre tes rêves, tu le mérites. Agir comme tu le fais est un bel acte d’amour et je ne peux que souhaiter que cette douce “folie” (comme disent les gens) se répande à travers le monde. Merci pour ce moment de partage, il rassainit et donne espoir.

  7. Bonsoir ^^

    Je viens de découvrir votre blog, un peu par hasard, et j’ai eu, moi aussi, la sensation de me retrouver dans cet article.

    Vous avez su mettre les mots exacts sur ce que je ressens depuis mon adolescence (je vais sur mes 36 ans, je précise, ça ne date pas d’hier…)

    Je suis actuellement au chômage et ce qui m’ennuie le plus, c’est qu’en cherchant à me remettre sur les rails de mes envies les plus anciennes et les plus importantes (à savoir réussir à travailler dans un secteur qui me plaise et me permette de m’épanouir, tout en me rapprochant d’une vie plus saine et plus “nature” que j’ai connue étant enfant), je me trouve confrontée à un système qui veut me voir utiliser toute mon énergie à chercher un emploi et postuler dans des secteurs déjà connus et expérimentés, dans lesquels je n’ai absolument pas envie de remettre les pieds.

    Tout comme Valiel aussi, je ressens de la culpabilité permanente dans cette société – entre le chômage qui retire de la “valeur sociale” à une personne, les obligations et les preuves à fournir sur la recherche d’emploi pour mériter ses allocs et avoir la sensation de ne pas en faire assez pour prouver sa bonne foi, ne pas réussir à obtenir ne serait-ce qu’une réponse (ou si peu !) de la part des entreprises démarchées pour obtenir au moins un non poli (et se sentir un peu plus chaque jour inutile et inintéressante…).

    Sans compter l’entourage qui, soucieux de me voir aborder ma vie avec réalisme, se fait fort de matraquer un à un tous les rêve et projets que j’envisage et dont je leur fait part…

    Désolée si je parais amère, je ne viens pas là pour me défouler mais ça fait du bien de pouvoir exprimer ce que je ressens auprès de personnes qui ont le même genre d’aspirations ^^ je me sens moins seule…

    Et moi aussi, j’ai toujours rêvé de vivre dans une cabane dans un arbre, je dessinais des tonnes de “plans” quand j’étais enfant ^^

  8. Bonsoir et merci pour votre message !
    Il ne faut pas s’excuser d’être amère, je pense que c’est un sentiment tout à fait légitime de nos jours et on ne nous aide clairement pas à nous sentir mieux.
    Persévérez et croyez en vous-même. La culpabilité est un sentiment que l’on sait très très bien nous instiller, quotidiennement, par tous les moyens. Soyez plus forte et tenez vos objectifs, regardez toujours devant vous, allez-y progressivement, ne vous souciez pas du reste. Ne lâchez rien, et inventez votre propre vie 😉

  9. J’ai découvert cet article sur le blog de “Mon étoile intérieure” et ce texte me parle très beaucoup!

    J’ai 22 ans actuellement, j’ai des rêves et des projets qui semblent irréalisables. J’ai galéré pendant 3 ans dans des études diverses auxquelles je me sentais pas vraiment à ma place. “Qu’est-ce que je fais là?”, je me posais souvent cette question lorsque je m’ennuyais en cours lol.
    En ce moment, mon entourage me met la pression surtout ma mère: “dépêches-toi d’avoir un diplôme et de bosser, comme ça t’auras de l’argent et tu pourras t’acheter une maison.” =.= Génial, comme si mon but était d’avoir une maison en faisant des boulots qui m’emm**dent. Moi, mon but dans la vie c’est d’être heureuse! Non, pas d’avoir une maison! Ni en faisant des boulots qui m’intéressent pas juste pour l’argent!
    Donc là, j’m’en fiche assez de leurs opinions, je n’ai pas encore trouvé ma voie mais je prends mon temps, la réponse arrivera à point. Parfois, mon entourage me stresse à me presser de trouver ma voie mais je sens que si je cède à toutes leurs pressions, je risquerais plus de me tromper sur la voie à suivre qu’autre chose.
    Donc je prends mon temps, c’est difficile de voir qui nous sommes vraiment et ce que l’on veut vraiment faire dans la vie…

    C’est génial aussi de voir qu’on n’est pas seul à être dans ce genre de situation. =) J’pense qu’en faite, tout le monde est dans cette situation sauf qu’ils le reconnaissent pas, c’est triste de voir des gens qui bossent juste pour le fric en se forçant à faire des trucs qui ne les intéressent point.
    Notre société est vachement déprimante. =.=

  10. Merci pour ton passage Aline !

    Lorsqu’on est jeune et toujours sous le toit des parents, mais que l’on a envie de vivre sa vie en toute tranquillité c’est loin d’être facile. Oui la plupart des parents disent maintenant “dépêches toi de finir tes études et trouves toi un job” mais dans ce genre de remarque qui nous blesse c’est avant tout la peur des parents que l’on entend. Ils savent comme nous que le monde dans lequel nous vivons actuellement est très fragile et ils ont peur que leurs enfants ne s’en sortent pas, qu’ils ne puissent pas voler de leur propres ailes.
    Il faut également garder en tête que dans leur jeunesse, avoir une maison, une voiture c’était un signe extérieur de richesse et de réussite. C’était déjà le leitmotiv de leurs parents à eux.

    Gardes cet esprit d’indépendance mais ne brûle pas non plus les étapes 😉 Il faut savoir être patient même lorsqu’on est fébrile et que l’on aimerait tant ceci et cela.

    C’est exact, je suis intimement convaincue aussi que ce que nous recherchons tous, sans exception, c’est l’amour, la reconnaissance de nos pairs et que c’est la peur de l’abandon qui nous pousse à diverses choses.

  11. Je sais que tu as écrit cet article genre il y a des millions d’années, mais je voulais juste dire que j’ai pris la même décision que toi, hier soir. Il m’est arrivé quelque chose de grave et ça m’a ouvert les yeux sur tout ça. Et sur l’importance d’arrêter d’essayer d’être ce qu’on est pas. Merci beaucoup pour ton article, on se sent moins seul. Vive la vie simple!

  12. Je suis jeune, j’ais encore la vie devant moi mais je n’aspire qu’à vivre. Vivre éveillée, consciente des choses qui m’entourent, ne pas chercher le bonheur à coup de livre trouvé dans l’hyper du coin rayon psycho. Juste vivre de ses passions,créer ce dont on a besoin, partager le reste. Ce que tu as écrit m’a mit dans un état de profonde tristesse et de vide. J’espère un jour pouvoir suivre ma voie et pouvoir dire “je suis libre, malgré les autres, malgré la mort, je vis”
    Je te remercie.
    -Fel-

    1. Merci Fel de ton joli commentaire, mais c’était pas le but que cela te mette dans ce genre d’état T_T
      Tu décides de ta liberté, c’est toi qui tiens la barre =)

  13. Je me souviens avoir déjà lu cet article et avoir adoré. Et comme on dit “c’est meilleur réchauffé” alors à cette deuxième lecture j’ai voulu te laisser un commentaire.
    Evidemment je suis d’accord à 200% avec tout ce que tu dis =)
    J’étais en train de mourir de chaud dans ma boutique quand je me suis dit qu’une lecture par chez toi me ferait réfléchir sur des sujets intéressants. Et puis c’est trop bon de se laisser bercer par le glouglou de ta bande son.

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